03 janvier 2010

"Sous le soleil rien de nouveau"

On est alcool. Notre sang, notre salive, notre sueur. On vomit de l'éthanol par tous les pores. Tout est spongieux, liquide, éthéré... glauque! ça a fini par me sauter aux yeux ce marasme alcoolique dans lequel on était engoncé jusqu'au cou. Je m'en suis rendu compte un peu tard c'est tout. J'étais déjà trop loin pour revenir et personne n'était assez près du bord pour m'en sortir. Bref tant pis. C'est Nouvel An après tout, c'est fait pour ça.

Quand j'ai dit que ma vie n'avançait plus je suis peut-être allée un peu vite. C'est juste qu'elle progresse par à-coups et qu'entre les pointes de vitesse c'est le calme plat, le calme après la tempête, et je m'y laisse prendre à chaque fois.
Enfin voila c'est passé, on retombe dans le train-train quotidien, demain retour dans la prison rosâtre de la salle de cours et BASTA! On range l'horreur des réveillons dans un placard et on OUBLIE!

Mais Nikolai ne veut pas. Il ne voulait pas non plus que je boive. Pas pour les mineurs, attention à l'abus d'alcool, pour votre santé, patati patata. Mais franchement les dîners BCBG foie-gras-champagne-toast-à-volonté-mais-on-touche-à-rien-ça-fait-grossir, merci. Et si je veux grossir moi?! J'ai arrêté de manger mais quand toutes les dindes jouent les effarouchées ça me donne envie de me gaver. Comme une oie. Donnant-donnant après tout. Eh bien je l'ai fait, ça a pas plus à la Sainte-Mère que je mange TOUS les canapés, TOUS les feuilletés, TOUTES les saucisses, TOUTES les olives (bon sang (comme Elle dit) y avait personne d'autre pour les manger!). Alors à la fin je suis partie. Je suis allée derrière avec les serveurs boire du champagne, siffler les fins de verre, engouffrer la moindre goutte d'alcool. Jusqu'à plus soif, et ça vient vite. L'orgie dans la cour arrière.

J'ai dit à "Maman" que je rentrais, que j'étais fatiguée (que j'en avais RAS-LE-BOL), que R. me ramenait (elle le connait et "l'estime beaucoup"). Dans la cour arrière on était un vingtaine peut-être tous torchés, les filles en jupes courtes empailletés, les mecs en costard. Et puis on a sombré de plus en plus. J'ai senti la première main se glisser sous mon chemisier au deuxième coup de minuit la deuxième a suivi. Avides. Et je pouvais rien faire. Rien! Nikolai s'est marré. Je me suis débattue un peu une main a attrapé ma cuisse, a serré. J'ai serrer les dents et les doigts sont remontés vers...

Pourtant on dit que l'alcool fait oublier! J'ai tout vomi ce soir-là et plus même, moi les fêtes ça risque pas de me faire grossir. Mais pourquoi je n'arrive pas à oublier ça?! (ça me donne envie de pleurer...)
J'ai pas dit à R. que je savais très bien que c'était lui...

Je déteste l'hiver...

Posté par Mon surmoi à 18:34 - Commentaires [0] - Permalien [#]

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